Est-il possible de vivre sans sexe?

Est-il possible de vivre sans sexe?




Dans une société où le sexe est omniprésent, certains choisissent de vivre sans sexe. Quelles raisons peuvent les encourager à un tel renoncement ? Explications.

Peut-on aujourd’hui, au vingt-et-unième siècle, vivre sans relations sexuelles ? Certains revendiquent ce choix, d’autres le subissent davantage. Est-ce possible ? Quelles-en sont les conséquences ?

Est-il dangereux de vivre sans sexe ?

Il n’est pas dangereux de vivre sans relations sexuelles. En effet, la   sexualité n’est pas un besoin vital. C’est un moyen d’expression du corps, de tout l’être, mais un individu qui n’a pas de vie sexuelle n’est pas en danger. Manger, boire, dormir sont nécessaires pour tout être humain. La sexualité n’entre pas dans cette catégorie. 

Quelles-en sont les conséquences ?

Que cette absence de sexualité soit un choix du moment – ou de toute la vie -, les retombées ne sont pas nocives. La personne a généralement fait ce choix de manière lucide. Bien sûr, il est possible qu’un manque puisse apparaître à certaines périodes de l’existence, car le corps est vivant et nous devons l’écouter. Il est possible de compenser ce langage du corps par d’autres moyens.

Comment remplacer la sexualité ?

Pour une vie sereine où l’absence de  vie sexuelle ne devient pas une souffrance il est nécessaire de mettre en place des relations affectives et amicales de qualité, un sport qui permet au corps de s’exprimer pleinement, des moments de tendresse en famille, un investissement dans une cause qui nous tient à cœur… tout cela permet un équilibre de tout l’être, corps et esprit. Attention, le corps ne doit pas être négligé s’il n’y a pas de relations sexuelles.

Qui peut faire ce choix ?

Des personnes qui n’ont pas de relations sexuelles, oui ça existe. L’épanouissement personnel ne passe pas uniquement par une vie sexuelle hyper-active. Et dans notre société où le sexe est omniprésent, certaines personnes éprouvent un véritable ras-le-bol face à cette pression. « Si tu n’as pas de relations sexuelles, ta vie est vide ». Pourtant, beaucoup ont été blessés par un divorce douloureux ou par des relations sans sentiment ou avec des inconnu(e)s. Ils ont alors choisi de faire un pause. Certains jusqu’à trouver la bonne personne avec qui ils feront leur vie, d’autres pour toujours.

Et la religion dans tout cela ?

La vie d’une religieuse, d’un moine, de toute personne consacrée réclame une chasteté pour toute la vie. Pour la choisir, il faut discerner la place qu’un tel renoncement prend dans son projet. Certains jeunes qui entrent au monastère ont déjà eu une vie sexuelle, ils savent alors ce qu’ils abandonnent. Une fois que le choix est posé et que le sens de la vie change, l’équilibre reste à trouver : activités, sport, prière, méditation, ouverture aux plus pauvres etc.

Qu’en dit la psychologie ?

« Si l’on sait exprimer ses sentiments autrement que par le sexe, par la parole, les gestes, les caresses, on peut sûrement trouver une forme d’équilibre . On peut également diriger cette pulsion vitale non employée vers autre chose : le travail, le sport, les enfants. Mais si cette dimension intime peut parfois être inventée en dehors de la sexualité, elle manque toujours. » Si ce n’est pas un vrai choix, des frustrations peuvent arriver, l’irritabilité s’installer. Pas de panique : il n’est pas grave de ne pas avoir de vie sexuelle. Si c’est une vraie souffrance, il serait bon de trouver une occupation qui nous décentre de nous-même et/ou de faire le point avec un professionnel.

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